Lou,
Si petite, si éphémère et pourtant dotée d'une histoire qui nous accompagnera toute notre vie...
Tout a commencé en Octobre 2006. Depuis longtemps, nous espérions accueillir un bébé dans notre foyer, tous les mois c'était la meme deception, la meme crainte que cela ne marche jamais. Et puis un jour, je me suis sentie differente et l'espoir est né. Un premier test de grossesse à peine positif. Il y a bien un trait mais il est faible, je le regarde toutes les cinq minutes. Ca ne fonce pas beaucoup mais je me mets à y croire... Je refais un autre test le lendemain et là , le trait est beaucoup plus prononcé. ... Je suis enceinte...Nous allons avoir un bébé...Enfin....
Passée l'émotion, j'essaye de me raisonner, il ne faut pas tout de suite le dire à Olivier, je dois etre sure, j'ai besoin d'un avis médical qui balayera à jamais l'infime doute qui subsiste. Passent ainsi les jours avant d'avoir la confirmation de la prise de sang. Et là encore, patience, patience,...le taux reste trop faible, il doit augmenter tous les deux jours. Nouvelles prises de sang ainsi espacées et le bonheur devient de plus en plus fort tout comme cette dernière analyse qui me conforte dans cet étrange sentiment, celui de porter la vie, d'offrir un enfant à mon homme...Notre enfant...
Enfin, je peux le dire à Olivier. J'avais imaginé tout un scénario pour lui annoncer qu'il allait etre père mais alors qu'il venait de se rapprocher de moi dans la cuisine, je lui ai dit qu'il fallait que je lui parle. "oui, b'bé ?"
"je suis enceinte."
Il faudrait que je devienne amnésique pour oublier le bonheur que j'ai vu dans son regard lorsqu'il s'est écrié "ouais!!!!" en levant les bras au ciel. A cet instant précis, nul sur terre ne pouvait etre plus heureux que nous. Rien n'aurait plus troubler cette complicité et cet amour. Je l'ai laissé passer quelques coups de fil pour annoncer la bonne nouvelle. Nous étions sur un nuage...mes parents ainsi que ma soeur étaient ravis pour nous.
Nous avons annoncé la bonne nouvelle à Robin quelques jours plus tard. Il allait enfin avoir un petit frère ou une petite soeur. J'étais vraiment heureuse pour lui également car il nous réclamait un bébé depuis si longtemps.
Les premiers ennuis ont commencé à partir de 6 semaines de grossesse. De légers saignements sont venus pertuber mon bonheur. Je gardais le secret , et je n'ai rien dit à Olivier quand il est parti passer une semaine en Métropole. De plus importants saignements m'ont dirigé spontanément vers les urgences par crainte d'un problème vraiment sérieux. Je n'oublierai jamais les mots de l'échographe qui m'a annoncé sans ménagement qu'il n'y avait plus rien dans mon utérus : pas de sac, pas d'embryon, rien...Conclusion du spécialiste : fausse couche du premier trimestre. "Rien d'exceptionnel, Madame, pourquoi pleurez-vous ? Vous allez en refaire un autre!!!" Je suis sortie anéantie par la nouvelle, mon reve s'écroulait et je ne savais pas comment l'annoncer à Olivier et à Robin. Il le fallait pourtant et le plus tot serait le mieux. Olivier l'a appris alors qu'il était à 7000 kms d'ici et Robin a eu beaucoup de mal à accepter la mauvaise nouvelle. Pour lui aussi un reve se brisait...
Quelques jours plus tard, je sens qu'il y a quelque chose qui cloche. Je me sens toujours enceinte et une nouvelle prise de sang fait planer le doute. Je change de gynécologue et je tombe sur une femme exceptionnelle de professionalisme et de gentillesse qui accepte de me prendre entre deux rendez-vous pour s'assurer que je ne fais pas une grossesse extra-utérine. Quand elle me demande après quelques instants "mais qui donc vous a dit que vous aviez fait une fausse couche ? Je voie un sac, vide, mais il y a bien un sac présent dans votre utérus". C'est pas croyable, mon bébé est encore là, je le sentais...Il faut maintenant attendre quelques jours pour y voir un embryon, j'attends donc avant d'appeler mon chéri pour lui dire que tout n'est pas fini. Nouveau rendez-vous donc et là c'est la libération, l'exaltation, il y a bien un embryon, il est là et ne demande qu'à pousser!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je cours direct à mon bureau pour appeler Olivier et annoncer à tout le monde l'invraisemblable, le surprenant, l'inimaginable, l'inattendu : je suis toujours enceinte !!!!! c'est un miracle, j'ai du mal à réaliser. Ouf !!!! Nous décidons d'attendre l'échographie du troisième mois pour annoncer la nouvelle à Robin. Nous devons etre patients pour ne pas le déstabiliser. Nous devons etre surs que tout va bien.
A 12 SA, je me rends donc à cette fameuse échographie, je m'impatiente, il y a du monde dans la salle d'attente. Olivier n'a pas pu se libérer. Tout va bien, notre merveille, notre trésor mesure 12 cm, son activité est tonique, je plane....Robin reçoit la bonne nouvelle comme un cadeau de noel, il ne comprend pas tout certes, un jour il y a un bébé, un autre il n' y en a plus, puis de nouveau un bébé. C'est compliqué pour lui mais il en retient néammoins l'essentiel: il va etre grand frère. Lorsque le choix des prénoms anime nos conversations, je sais déjà que si c'est une fille nous l'apellerons Lou, par contre, nous restons indécis quand au prénom que nous donnerions à un bébé garçon. Olivier aime bien Enzo...
Un mois se passe avant l'échographie du quatrième mois. Cette fois ci, nous y allons tous les deux car Olivier veut voir son bébé et surtout nous allons peut-etre connaitre son sexe. Papa veut une fille, Maman reste indifferente, un bébé en bonne santé c'est tout ce que je demande. C'EST UNE FILLE, NOUS ALLONS AVOIR UNE FILLE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!Olivier est fou de joie, un deuxième "OUAIS" fuse devant le regard amusé de la gynécologue. Une fille....Je n'avais pas de préférence mais une fille, c'est fabuleux. L'idée d'accueillir une poupée dans notre famille, je ne peux pas décrire le bonheur que j'ai ressenti. Lou...Tu vas t'appeler Lou...Toute la famille est aux anges, les grands-parents, le tonton, la tata, les arrière-grand-parents...Meme les amis sont contents pour nous. Une fille...Karine, ma fidèle amie se rue chez Jacadi pour acheter à Lou son premier pyjama, sa première robe. Protège carnet de santé, moufles anti-griffures, bonnets, bavoirs. Karine pense à tout, en rose naturellement....Moi-meme, je songe déjà à la déco de la future chambre, je glane des catalogues ici, par là, je reve tout simplement...Je vais avoir une petite fille...Une partie du placard lui est déjà consacrée et c'est délicieusement que j'ouvre cette porte et que je jette un oeil sur la layette. Quatre mois, dans quatre mois, tu seras là...
Les jours ne passent pas assez vite, j'ai hate de te revoir ma Lou, je sais que l'échographie morphologique du cinquième mois est longue car elle permet de s'assurer qu'il n' y a aucun problème chez le bébé. Nous y allons décontractés, comme au spectacle. Nous allons voir notre enfant, nous allons pouvoir apprécier chacun de ses mouvements. Nous ne réalisons meme pas que le médecin s'attarde sur le crane de notre bébé et qu'elle reprend de nombreuses mesures. Nous ne regardons que notre fille, son profil est mignon tout plein. Nous sommes subjugués. Puis, la gynécologue nous confirme le sexe, rien n'a poussé, c'est toujours une fille. "Voici ses deux mains, ses deux pieds, son coeur, ses reins...Elle survole et je ne me rends pas compte à ce moment qu'elle cherche à gagner du temps. Le couperet tombe alors " par contre, il y a une anomalie chez le bébé " Mes oreilles commencent à bourdonner, je n'entends plus rien, je sens qu'Olivier a du mal à accepter ce qu'elle est en train de nous dire; "Il y a trop de liquide dans les cavités et cela comprime le cerveau contre une paroi, il ne peut donc se développer normalement". Je ne pourrais jamais décrire ce que j'ai ressenti à ce moment là, elle a essayé de nous rassurer en nous disant que dans certains cas cela pouvait se stabiliser et cela se soldait par une opération à la naissance du bébé. Olivier s'est vite ressaisi, il a posé un grand nombre de questions: quelles sont ses chances de naitre sans séquelles ? Dans combien de cas sur 100 observe t'on une guérison complète de l'enfant ? Je me suis mise à pleurer car je savais au plus profond de moi que la situation était dramatique et que nos chances de mettre au monde un bébé en bonne santé étaient trés minces. Tout au fond de moi, j'ai senti que nous venions de basculer dans l'horreur. IMG, intervention médicale de grossesse. Elle a évoqué cette possibilité, lourde de signification : mon enfant allait peut-etre mourir...Nous sommes repartis anéantis, un long cauchemar venait de débuter, notre monde s'écroulait et nous ne pouvions rien faire. Lou...Je ne pensais qu'à elle.
Un deuxième avis médical chez une autre gynécologue nous a confirmé la gravité de l'hydrocéphalie majeure de notre petite fille. La conclusion du médecin était sans appel, notre enfant avait trés peu de chances de survivre à sa naissance ou serait lourdement handicapée avec des séquelles neurologiques gravissimes. Il fallait prendre une décision. Nous qui pensions donner la vie, nous étions sur le point de prendre la décision la plus dure de toute notre existence : Le droit de vie ou de mort de notre bébé...
Nous l'avons prise cette décision, nous l'assumons complètement.... Nous n'avions pas le droit de prendre un tel risque. Par amour, par instinct, par devoir et aussi par raison, Lou, mon amour, nous avons choisi de subir cette épreuve plutot que de te faire souffrir. Puisses-tu nous pardonner....]
Si petite, si éphémère et pourtant dotée d'une histoire qui nous accompagnera toute notre vie...
Tout a commencé en Octobre 2006. Depuis longtemps, nous espérions accueillir un bébé dans notre foyer, tous les mois c'était la meme deception, la meme crainte que cela ne marche jamais. Et puis un jour, je me suis sentie differente et l'espoir est né. Un premier test de grossesse à peine positif. Il y a bien un trait mais il est faible, je le regarde toutes les cinq minutes. Ca ne fonce pas beaucoup mais je me mets à y croire... Je refais un autre test le lendemain et là , le trait est beaucoup plus prononcé. ... Je suis enceinte...Nous allons avoir un bébé...Enfin....
Passée l'émotion, j'essaye de me raisonner, il ne faut pas tout de suite le dire à Olivier, je dois etre sure, j'ai besoin d'un avis médical qui balayera à jamais l'infime doute qui subsiste. Passent ainsi les jours avant d'avoir la confirmation de la prise de sang. Et là encore, patience, patience,...le taux reste trop faible, il doit augmenter tous les deux jours. Nouvelles prises de sang ainsi espacées et le bonheur devient de plus en plus fort tout comme cette dernière analyse qui me conforte dans cet étrange sentiment, celui de porter la vie, d'offrir un enfant à mon homme...Notre enfant...
Enfin, je peux le dire à Olivier. J'avais imaginé tout un scénario pour lui annoncer qu'il allait etre père mais alors qu'il venait de se rapprocher de moi dans la cuisine, je lui ai dit qu'il fallait que je lui parle. "oui, b'bé ?"
"je suis enceinte."
Il faudrait que je devienne amnésique pour oublier le bonheur que j'ai vu dans son regard lorsqu'il s'est écrié "ouais!!!!" en levant les bras au ciel. A cet instant précis, nul sur terre ne pouvait etre plus heureux que nous. Rien n'aurait plus troubler cette complicité et cet amour. Je l'ai laissé passer quelques coups de fil pour annoncer la bonne nouvelle. Nous étions sur un nuage...mes parents ainsi que ma soeur étaient ravis pour nous.
Nous avons annoncé la bonne nouvelle à Robin quelques jours plus tard. Il allait enfin avoir un petit frère ou une petite soeur. J'étais vraiment heureuse pour lui également car il nous réclamait un bébé depuis si longtemps.
Les premiers ennuis ont commencé à partir de 6 semaines de grossesse. De légers saignements sont venus pertuber mon bonheur. Je gardais le secret , et je n'ai rien dit à Olivier quand il est parti passer une semaine en Métropole. De plus importants saignements m'ont dirigé spontanément vers les urgences par crainte d'un problème vraiment sérieux. Je n'oublierai jamais les mots de l'échographe qui m'a annoncé sans ménagement qu'il n'y avait plus rien dans mon utérus : pas de sac, pas d'embryon, rien...Conclusion du spécialiste : fausse couche du premier trimestre. "Rien d'exceptionnel, Madame, pourquoi pleurez-vous ? Vous allez en refaire un autre!!!" Je suis sortie anéantie par la nouvelle, mon reve s'écroulait et je ne savais pas comment l'annoncer à Olivier et à Robin. Il le fallait pourtant et le plus tot serait le mieux. Olivier l'a appris alors qu'il était à 7000 kms d'ici et Robin a eu beaucoup de mal à accepter la mauvaise nouvelle. Pour lui aussi un reve se brisait...
Quelques jours plus tard, je sens qu'il y a quelque chose qui cloche. Je me sens toujours enceinte et une nouvelle prise de sang fait planer le doute. Je change de gynécologue et je tombe sur une femme exceptionnelle de professionalisme et de gentillesse qui accepte de me prendre entre deux rendez-vous pour s'assurer que je ne fais pas une grossesse extra-utérine. Quand elle me demande après quelques instants "mais qui donc vous a dit que vous aviez fait une fausse couche ? Je voie un sac, vide, mais il y a bien un sac présent dans votre utérus". C'est pas croyable, mon bébé est encore là, je le sentais...Il faut maintenant attendre quelques jours pour y voir un embryon, j'attends donc avant d'appeler mon chéri pour lui dire que tout n'est pas fini. Nouveau rendez-vous donc et là c'est la libération, l'exaltation, il y a bien un embryon, il est là et ne demande qu'à pousser!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je cours direct à mon bureau pour appeler Olivier et annoncer à tout le monde l'invraisemblable, le surprenant, l'inimaginable, l'inattendu : je suis toujours enceinte !!!!! c'est un miracle, j'ai du mal à réaliser. Ouf !!!! Nous décidons d'attendre l'échographie du troisième mois pour annoncer la nouvelle à Robin. Nous devons etre patients pour ne pas le déstabiliser. Nous devons etre surs que tout va bien.
A 12 SA, je me rends donc à cette fameuse échographie, je m'impatiente, il y a du monde dans la salle d'attente. Olivier n'a pas pu se libérer. Tout va bien, notre merveille, notre trésor mesure 12 cm, son activité est tonique, je plane....Robin reçoit la bonne nouvelle comme un cadeau de noel, il ne comprend pas tout certes, un jour il y a un bébé, un autre il n' y en a plus, puis de nouveau un bébé. C'est compliqué pour lui mais il en retient néammoins l'essentiel: il va etre grand frère. Lorsque le choix des prénoms anime nos conversations, je sais déjà que si c'est une fille nous l'apellerons Lou, par contre, nous restons indécis quand au prénom que nous donnerions à un bébé garçon. Olivier aime bien Enzo...
Un mois se passe avant l'échographie du quatrième mois. Cette fois ci, nous y allons tous les deux car Olivier veut voir son bébé et surtout nous allons peut-etre connaitre son sexe. Papa veut une fille, Maman reste indifferente, un bébé en bonne santé c'est tout ce que je demande. C'EST UNE FILLE, NOUS ALLONS AVOIR UNE FILLE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!Olivier est fou de joie, un deuxième "OUAIS" fuse devant le regard amusé de la gynécologue. Une fille....Je n'avais pas de préférence mais une fille, c'est fabuleux. L'idée d'accueillir une poupée dans notre famille, je ne peux pas décrire le bonheur que j'ai ressenti. Lou...Tu vas t'appeler Lou...Toute la famille est aux anges, les grands-parents, le tonton, la tata, les arrière-grand-parents...Meme les amis sont contents pour nous. Une fille...Karine, ma fidèle amie se rue chez Jacadi pour acheter à Lou son premier pyjama, sa première robe. Protège carnet de santé, moufles anti-griffures, bonnets, bavoirs. Karine pense à tout, en rose naturellement....Moi-meme, je songe déjà à la déco de la future chambre, je glane des catalogues ici, par là, je reve tout simplement...Je vais avoir une petite fille...Une partie du placard lui est déjà consacrée et c'est délicieusement que j'ouvre cette porte et que je jette un oeil sur la layette. Quatre mois, dans quatre mois, tu seras là...
Les jours ne passent pas assez vite, j'ai hate de te revoir ma Lou, je sais que l'échographie morphologique du cinquième mois est longue car elle permet de s'assurer qu'il n' y a aucun problème chez le bébé. Nous y allons décontractés, comme au spectacle. Nous allons voir notre enfant, nous allons pouvoir apprécier chacun de ses mouvements. Nous ne réalisons meme pas que le médecin s'attarde sur le crane de notre bébé et qu'elle reprend de nombreuses mesures. Nous ne regardons que notre fille, son profil est mignon tout plein. Nous sommes subjugués. Puis, la gynécologue nous confirme le sexe, rien n'a poussé, c'est toujours une fille. "Voici ses deux mains, ses deux pieds, son coeur, ses reins...Elle survole et je ne me rends pas compte à ce moment qu'elle cherche à gagner du temps. Le couperet tombe alors " par contre, il y a une anomalie chez le bébé " Mes oreilles commencent à bourdonner, je n'entends plus rien, je sens qu'Olivier a du mal à accepter ce qu'elle est en train de nous dire; "Il y a trop de liquide dans les cavités et cela comprime le cerveau contre une paroi, il ne peut donc se développer normalement". Je ne pourrais jamais décrire ce que j'ai ressenti à ce moment là, elle a essayé de nous rassurer en nous disant que dans certains cas cela pouvait se stabiliser et cela se soldait par une opération à la naissance du bébé. Olivier s'est vite ressaisi, il a posé un grand nombre de questions: quelles sont ses chances de naitre sans séquelles ? Dans combien de cas sur 100 observe t'on une guérison complète de l'enfant ? Je me suis mise à pleurer car je savais au plus profond de moi que la situation était dramatique et que nos chances de mettre au monde un bébé en bonne santé étaient trés minces. Tout au fond de moi, j'ai senti que nous venions de basculer dans l'horreur. IMG, intervention médicale de grossesse. Elle a évoqué cette possibilité, lourde de signification : mon enfant allait peut-etre mourir...Nous sommes repartis anéantis, un long cauchemar venait de débuter, notre monde s'écroulait et nous ne pouvions rien faire. Lou...Je ne pensais qu'à elle.
Un deuxième avis médical chez une autre gynécologue nous a confirmé la gravité de l'hydrocéphalie majeure de notre petite fille. La conclusion du médecin était sans appel, notre enfant avait trés peu de chances de survivre à sa naissance ou serait lourdement handicapée avec des séquelles neurologiques gravissimes. Il fallait prendre une décision. Nous qui pensions donner la vie, nous étions sur le point de prendre la décision la plus dure de toute notre existence : Le droit de vie ou de mort de notre bébé...
Nous l'avons prise cette décision, nous l'assumons complètement.... Nous n'avions pas le droit de prendre un tel risque. Par amour, par instinct, par devoir et aussi par raison, Lou, mon amour, nous avons choisi de subir cette épreuve plutot que de te faire souffrir. Puisses-tu nous pardonner....]



